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Climat : la géo-ingénierie n'est plus un concept stratosphérique

5 Novembre 2010 , Rédigé par ActuChem Publié dans #Géo-Ingénierie

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Quelques heures seulement après qu'une résolution prohibant les tentatives de géo-ingénierie ait été adoptée à la conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique à Nagoya, le Président démissionnaire de la Commission pour la Science et la Technologie de la Chambre des Représentants, Bart Gordon, dévoilait le 29 octobre un rapport appelant à une poursuite des recherches sur ce sujet controversé.

L'ingénierie du climat, souvent qualifiée de "géo-ingénierie", consiste à volontairement altérer le climat en vue de contrer ou au moins d'atténuer le changement climatique d'origine anthropique. On regroupe généralement les techniques de géo-ingénierie en 2 grandes catégories : le retrait du carbone atmosphérique ( "fertilisation" des océans, augmentation des surfaces boisées, etc.) et la gestion du rayonnement solaire (dispersion d'aérosols dans la haute atmosphère, positionnement de miroirs réfléchissants en orbite, etc.). Cette seconde catégorie est celle qui pose le plus de problèmes éthiques, politiques, et donc de gouvernance.

Le sujet a fait l'objet de débats intenses, tant au sein de la communauté des climatologues que devant les assemblées parlementaires, où toute mention de changement climatique suscite des levées de bouclier. Tout en reconnaissant les énormes défis et risques présentés par ce type de recherche, et en réaffirmant l'absolue nécessité de maintenir toutes les ressources et l'attention possibles sur les efforts d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre, le Président Gordon réaffirme que les Etats-Unis, et le monde, ne peuvent faire l'économie d'une recherche qui permettrait de réagir en cas d'urgence environnementale (effets de seuils imprévus, dérèglements climatiques majeurs, etc.). L'argument principal consiste à dire que si les autres efforts (atténuation, adaptation, etc.) échouent, il n'est pas raisonnable de ne pas avoir exploré toutes les autres options, car il sera alors trop tard.

Le rapport de la commission Science et Technologie encourage le développement d'un programme de recherche aux Etats-Unis, vraisemblablement hébergé par le Department of Energy, avec une forte implication du public et d'intenses collaborations internationales. Ce rapport liste les nombreuses agences dont une partie des travaux et/ou missions se rapportent à la géo-ingénierie, tout en soulignant qu'aujourd'hui, la recherche sur la géo-ingénierie proprement dite reste difficile à cerner tant sa définition est large et floue. En tout état de cause, la recherche qui aurait des proximités avec, ou des implications pour, la géo-ingénierie atteint au maximum $100 millions, contre près de $2 milliards demandés dans le budget 2010 pour l'ensemble des recherches liées au climat et aux sciences de la Terre. Le chiffre souvent avancé est d'ailleurs inférieur à $10 millions pour la recherche en géo-ingénierie proprement dite.

Le Government Accountability Office (GAO), organe indépendant de l'administration a lui aussi livré, le mois dernier, un rapport recommandant que les décideurs publics - quelle que soit leur décision quant à la poursuite d'un programme de recherche national - ne fassent pas l'impasse sur la compréhension des enjeux de la géo-ingénierie, car ils y seront inévitablement confrontés sur le plan international. Le GAO recommandait en conclusion que la Maison Blanche établisse en concertation avec les agences fédérales une approche "claire et coordonnée" de la recherche en géo-ingénierie dans le cadre de la stratégie fédérale de lutte contre le changement climatique.

Sur le plan politique, la recherche en matière de géo-ingénierie occupe une place unique : malgré les craintes d'une partie des environnementalistes (en raison du risque de relâchement des efforts sur l'atténuation), ces derniers sont de plus en plus nombreux à concéder qu'il n'est pas possible d'exclure cette troisième voie, complémentaire de l'atténuation et de l'adaptation. A l'autre bout de l'échiquier, certains conservateurs, et notamment quelques climato-sceptiques, sont partisans de la géo-ingénierie, en raison de son coût modique (en comparaison des coûts induits par l'atténuation et l'adaptation).

Paradoxalement, cette technologie encore balbutiante, dont la gouvernance est quasi-inexistante et dont les risques d'irréversibilité sont élevés, est l'une des rares dans le domaine des sciences climatiques où un consensus minimum semble pouvoir être atteint. Le financement des recherches scientifiques et la quête de règles de gouvernance en matière de géo-ingénierie pourrait donc survivre au bouleversement de l'échiquier politique du 2 novembre, alors que celui-ci scellera probablement le sort de toute autre avancée en matière de législation "climat".

 

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65013.htm

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septique 02/06/2011 14:34



Bonjour,


Merci pour tout le travail que vous effectuez sur ce site.


Je suis aussi très surpris, outre le Climategate qui ne fut pas traité par les médias en France, de découvrir la reconnaissance des technologies susceptibles d'utiliser la manipulation délibérée
et à grande échelle de l’environnement planétaire par le GIEC, déclarations incroyables mais de la même manière, totalement inconnues en France:


(*Voir aussi les nombreuses autres déclarations officielles référencées dans ce document en plus que celles du GIEC.)


Géopiraterie: argumentaire contre la géoingénierie


http://www.etcgroup.org/upload/publication/pdf_file/ETC_geopiracy_fr.pdf


(Extraits):


(...)Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution
du climat (2010) :
La manipulation délibérée et à grande échelle de
l’environnement planétaire. Les méthodes de
géoingénierie peuvent globalement se diviser en deux
groupes principaux : la gestion du rayonnement solaire
(GRS) et la séquestration du dioxyde de carbone (SDC)9.(...)

9 Coprésidents des groupes de travail I, II et III du GIEC, « Proposal for an
IPCC Expert Meeting on Geoengineering », IPCC-XXXII/Doc. 5
(3.IX.2010) accessible à http://www.ipcc.ch/meetings/session32/
doc05_p32_proposal_EM_on_geoengineering.pdf.(...)



Séquestration du CO2; Fertilisation;

(...)« Fertiliser » les océans avec des nanoparticules de
fer dans le but de faire proliférer le phytoplancton
qui assure, théoriquement, la séquestration du CO2
ou de l’azote;(...)


Sources:http://www.etcgroup.org/


Zone morte:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_morte
(Extraits:)

Une zone morte est une zone hypoxique (déficitaire en oxygène dissous) située dans un environnement aquatique (mers, océans, estuaires, grands lacs, mares, etc.). Les études conduites en mer
Baltique et aux États-Unis depuis la fin des années 1990 montrent que nombre de poissons, dont on pourrait penser qu'ils puissent facilement les fuir, y perdent rapidement connaissance et meurent
asphyxiés. Comme on l'a observé au moyen de films pris par des robots 1,2, si dans certains cas, certains poissons semblent pouvoir échapper à la mort, les crustacés tels que homards, langoustes
ou crevettes se déplacent trop lentement pour échapper à l’asphyxie. Quant aux moules, huîtres et autres organismes fixés, ils sont condamnés. Les coraux et de très nombreux animaux coloniaux
meurent, et leur putréfaction contribue à accentuer le phénomène.

Au XXIe siècle, des zones mortes sont observées de plus en plus souvent, et sur des surfaces de plus en plus grandes. La plus vaste zone morte repérée en 2003 (parmi 150 environ, et 450 en
2008) atteignait environ 70 000 km² selon l'ONU. Ces zones ont des impacts de plus en plus importants sur la pêche et les écosystèmes. (...)

Lors des récentes morts massives animalières inhabituelles il fut très souvent avancé lors de leurs découvertes que les animaux marins avaient été victimes d'hypoxie. À ma connaissance ni les
autopsies des cadavres, ni non plus les résultats des analyses de leurs environnements directs n'ont étés communiqués.


Au lieu de cela on nous propose des explications totalement fantaisistes puisque impossibles comme sur Rue 89 encore récemment:


http://www.rue89.com/planete89/2011/05/09/pluies-doiseaux-morts-la-faute-aux-gaz-de-schiste-202753


 


 


 


 



sormiou 06/11/2010 14:45



Liste des brevets : Chemtrails -
The List of Patents For Stratosperic Arial Spraying Programs!



ActuChem 06/11/2010 14:55



Ah ben je viens juste d'en faire un article merci x)



leviatan 06/11/2010 01:04



http://www.weathermodification.com


j'tinvite a faire un pti tour.......


 


Un excelent site sur un industriel de geoingeigneurie qui nous parle d'absolument TOUT les detail, avion, modification, radar, system de dispertion et j'en passe , mais PAS UN mot sur les produit
employer, pas meme le mot chimique, juste aerosol avec cette definition : "tres petites particules solides ou liquides dispercé dans l'air."



ActuChem 06/11/2010 01:40



Merci !